Présent à Cotonou à l’invitation du président Patrice Talon, l’animateur et militant culturel franco-guadeloupéen Claudy Siar a pris part, ce vendredi 1er août 2025, aux célébrations du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin. Une visite marquée par l’émotion, la reconnaissance et une parole forte sur la transformation du pays.
Figure emblématique des cultures noires et ardent défenseur de la cause panafricaine, Claudy Siar s’est installé en tribune présidentielle à la place de l’Amazone à Cotonou, aux côtés du chef de l’État béninois, pour assister au traditionnel défilé militaire et civil. Une présence symbolique et chargée de sens, dans le cadre des festivités du 65ᵉ anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale.
À l’issue de la cérémonie, il a confié ses impressions à la chaîne publique SRTB, exprimant une émotion sincère :
« C’est l’un des plus beaux jours de ma vie pour plusieurs raisons. Parce que je suis là, sur la terre de mes ancêtres. J’ai fait mon test ADN, je connais mes origines. Et dans quelques heures, je vais recevoir la nationalité béninoise. »
L’homme de radio et de télévision, habitué à dénoncer les stéréotypes et à promouvoir une Afrique affirmée, n’a pas caché son admiration pour les mutations profondes observées dans le pays.
« Je connais le Bénin depuis les années 80. L’évolution, pour moi, ce n’est pas seulement les infrastructures ; c’est surtout la transformation des mentalités, la confiance retrouvée chez les Béninois pour dire que le monde leur appartient. »
Dans un échange empreint d’amitié et de respect, Claudy Siar a également salué la rigueur du président Patrice Talon, qu’il connaît depuis plus de deux décennies.
« Il aurait pu me solliciter ou m’accorder des privilèges. Il ne l’a jamais fait. C’est la preuve qu’il gouverne avec équité. Ce n’est qu’au terme de son dernier mandat que je suis invité. Cela en dit long sur sa conception de la République. »
Alors que le président Talon a confirmé ne pas briguer un nouveau mandat, Siar voit dans cette posture une leçon politique rare sur le continent.
« C’est un homme respectueux des règles. Son choix de ne pas s’accrocher au pouvoir est un hommage fort rendu à la démocratie. »